Des citoyens du Pays Cœur d’Hérault s’engagent pour protéger les enfants des perturbateurs endocriniens

Le 18 septembre 2026, des citoyens volontaires du territoire ont présenté aux élus du Pays Cœur d’Hérault un avis citoyen consacré à la réduction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens durant les 1 000 premiers jours de vie, une période particulièrement sensible qui s’étend de la grossesse aux deux ans de l’enfant. 

Cette restitution marque l’aboutissement d’une démarche participative menée dans le cadre du dispositif régional Parcours citoyen en Santé-Environnement, coordonné par le GRAINE Occitanie avec le soutien de l’ARS Occitanie. Sur le territoire, l’initiative était portée par le Contrat Local de Santé du Pays Cœur d’Hérault, avec l’accompagnement des associations Demain la Terre ! et CPIE des Causses Méridionaux.

Plusieurs mois de réflexion collective

Entre avril et septembre 2026, huit citoyens se sont réunis à plusieurs reprises pour s’informer, rencontrer des professionnels et des experts, échanger sur les enjeux sanitaires et environnementaux liés aux perturbateurs endocriniens et construire des propositions adaptées aux réalités du territoire. 

Leur réflexion s’est articulée autour d’une question centrale :

« Comment agir collectivement sur notre environnement quotidien face à l’exposition aux perturbateurs endocriniens des mères et des enfants pendant la période des 1 000 premiers jours ? » 

À l’issue de ce travail, les participants ont formulé cinq propositions concrètes visant à renforcer l’information, la prévention et l’accompagnement des familles. Parmi les pistes avancées figurent notamment le développement d’« ordonnances vertes », la création de « crèches sans perturbateurs endocriniens », la mise en place d’une Maison des 1000 jours, l’organisation d’actions de sensibilisation et le développement d’outils destinés aux professionnels de santé. 

Des propositions accueillies avec intérêt par les élus

Lors de leur présentation devant les élus, les citoyens ont pu exposer leurs constats et recommandations. Les échanges ont souligné l’intérêt de cette démarche qui permet d’enrichir les politiques publiques à partir de l’expérience et des préoccupations des habitants. 

Les discussions ont notamment mis en avant plusieurs pistes d’action pour mieux intégrer les enjeux de santé environnementale dans les politiques locales :

  • la prise en compte des perturbateurs endocriniens dans certains marchés publics ;

  • la réflexion sur les produits utilisés dans les structures de la petite enfance ;

  • l’intégration de ces enjeux dans les projets d’aménagement et d’urbanisme ;

  • le partage de l’avis citoyen avec les communautés de communes du territoire. 

 

Une dynamique qui se poursuit

Cet avis citoyen constitue désormais une base de travail pour les partenaires du territoire. Dans les prochains mois, un groupe de travail réunissant les acteurs concernés étudiera les conditions de mise en œuvre des propositions formulées, en tenant compte des initiatives déjà existantes, des possibilités de coopération et des financements mobilisables.

Consulter l’avis citoyen complet : https://www.calameo.com/read/001940233e8bd9372caf6