Formation, éducation et recherche
La répartition des établissements d’enseignement publics sur le territoire met en évidence une nette disparité entre un “haut” Pays rural sous-équipé et un “bas” Pays plus urbain et dynamique.
La densité des établissements est forte dans toute la partie Sud et Est du Pays. Dans l’arrière-pays, territoires reculés du Larzac et de l’Escandorgue, les établissements sont rares ; les effectifs scolaires y sont faibles et les classes très petites.
C’est la répartition des collèges qui accentue le plus la disparité spatiale observée à l’échelle du territoire. Les collèges sont dans les villes et certains cantons ruraux en sont dépourvus (le Caylar, Lunas). Cette situation entraîne une forte concentration des effectifs dans les villes-centre (Lodève, Clermont l’Hérault, Gignac, Paulhan) qui couvrent un secteur souvent très vaste. Par exemple, le secteur du collège de Lodève couvre 28 communes des cantons de Lunas, du Caylar et de Lodève.
L’ensemble du territoire du Pays est concerné par 5 secteurs de collège différents. Les lycées d’enseignement général et technologique sont répartis sur les villes de Lodève, Clermont l’Hérault et Gignac.
Les niveaux de formation très différents observés sur le territoire du Pays témoignent des contrastes existants dans les dynamiques sociales. Avec la part des actifs de niveau BAC + 2 et supérieur, on retrouve la dissymétrie entre l’extrémité Est du territoire et une grande partie Ouest nettement moins favorisée, hormis sur certaines communes isolées comme Lauroux, les Plans, Fozières et Sorbs. La partie Sud du territoire est marquée par une sur-représentation d’actifs sans diplôme ; un constat révélateur d’une société rurale très vulnérable.
Cette situation propre aux secteurs de plaine viticole intéresse autant les petites communes que les plus importantes : les bourgades viticoles abritent de nombreux ouvriers agricoles et d’immigrés. L’échec scolaire accompagne ici le chômage à des niveaux élevés, “(...) les deux phénomènes se nourissant l’un de l’autre.” (Maryse Clary - Rectorat de l’Académie de Montpellier)
Les inégalités du territoire dans l’absence ou l’éloignement des écoles représentent une réelle préoccupation. Elles peuvent entraîner des déséquilibres majeurs en accentuant les différences sociales existantes.
“Les distances à parcourir pour se rendre à l’école primaire la plus proche représente un facteur aggravant dans la scolarité d’un élève.“ (Maryse Clary - Rectorat de l’Académie de Montpellier).
Pour beaucoup de communes du territoire “Larzac - Cœur d’Hérault” (31 sur 77 soit près de 40 %), la distance au collège le plus proche est supérieure à 10 kilomètres. La commune de Sorbs est à 28 kilomètres du collège le plus proche situé sur Lodève. Ce sont les territoires des montagnes (Larzac, Escandorgue et Arboussas) qui sont les plus défavorisés. Ces zones désertifiées, où les services ne sont plus rendus, sont loin d’être prêtes à accueillir une nouvelle population (autre que des retraités).
La cartographie des communes sans école ni classe enfantine fait apparaître un chapelet de communes correspondant aux rebords des montagnes, de l’Escandorgue (les Plans, Lauroux, etc) au Larzac (Pégairolles de l’Escalette, la Vacquerie, Puechabon, etc) et à l’Arboussas (Argelliers). Les petites communes de plaine (Usclas-d’Hérault, Campagnan, etc) sont également concernées de même que la commune d’Aumalas, au Sud-Est. Au total, 34 communes (soit 44 % du territoire) sont dépourvues d’école.
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